Quousque tandem abutere, Catilina, patientia nostra ?

 

Ceux d’entre nous qui ont étudié le latin se souviennent peut-être de leur laborieuse traduction des célèbres discours de Cicéron. Je veux parler en particulier des  « Catilinaires » et de la première d’entre elles. Sa phrase introductive  me sert aujourd’hui de titre.

 

Mais traduisons : «  Jusqu'à quand, Catilina, abuseras-tu de notre patience ? Combien de temps encore serons-nous le jouet de ta fureur ? Jusqu’où s’emportera ton audace effrénée ? »

 

Quel chef d’œuvre de la rhétorique antique dont sont aujourd’hui hélas dépourvus nos tribuns !

 

Cicéron s’indigne ici de la corruption de son temps et dénonce avec force l’ambition meurtrière de Catilina (108-62 avant JC), homme politique de la Rome antique.

 

Aujourd’hui, en 2020, ne trouvez-vous pas que ces paroles revêtent une troublante actualité ? Ne pouvons-nous pas transposer ces reproches à notre « Catilina des temps modernes », le Président de la République ?

 

Car enfin, l’actualité de notre pays ne nous laisse aucun répit à propos de ce qu’il faut bien nommer la  tyrannie- prétendument- sanitaire imposée  par nos gouvernants.

 

Quel en est le résultat ? une nouvelle espèce humanoïde - les  « moutruches » (1) - a fait son apparition depuis le 11 mai , donnant curieusement raison à la théorie de la génération spontanée : sa propagation a été fulgurante, générale, visible chez toutes les générations , enfants, adolescents, adultes, vieillards, dans tous les milieux , dans toutes les catégories sociales et dans toutes les régions, du hameau à la métropole.

 

« Le virus circule toujours » affirment les autorités : mais j’atteste moi sur l’honneur ne pas l’avoir vu, ou bien alors, il est passé très vite sous mes yeux et ne s’est même pas arrêté !

 

Quelle désolation : ce triste bâillon semble de plus en plus s’apparenter, de par son obligation policière, à la cocarde tricolore de sinistre mémoire imposée par décret ((encore un) le 4 juillet 1792 et interdisant le 17 septembre, sous peine de mort, le port de toute cocarde qui ne soit pas conforme à la norme révolutionnaire !

 

Nous n’en sommes pas encore arrivés à ces extrêmes, quoique….

 

Catherine TERIAC

 

Le 29 septembre 2020

En la fête de Saint Michel Archange - Patron de la France.

 

 

1) Néologisme composé des mots «  mouton et autruche » inventé par un lanceur d’alerte sur la fausse pandémie du Coronavirus