Ils ont mené notre combat

L'abbé Christophe-Edouard de Malet (1784 - 1843)

    Il y avait à Paris, en 1833, un prêtre à la réputation de sainteté, ex-officier de l'Empire, l'abbé de Malet, qui, à cette époque, a fondé depuis dix ans un institut pour les jeunes filles pauvres.

Premières années heureuses de ce prêtre, une petite Félicité paraît au foyer, et fugitives, sa mère meurt ; son père, attaché au comte de Provence, émigre après avoir confié ses enfants à leur grand'mère, et, pour la formation du garçon, à un ecclésiastique qui lui donne, selon les intentions bien prononcées du comte, une éducation religieuse et morale.

Jean-Léon Le Prevost, Maurice Maignen, Clément Myionnet,

premiers Frères de Saint-Vincent de Paul  (suite)

Deux hommes sont nécessairement associés à Le Prevost, Maurice Maignen et le confrère d'Angers, Clément Myionnet (1812-1886).

Jean-Léon Le Prevost,

Fondateur de la Congrégation des Frères de Saint-Vincent de Paul  (1803-1874)

Jean-Léon Le Prevost est, croyons-nous, méconnu, et tout autant, l'exacte mesure des œuvres de la Révolution et de l'Empire, les victoires éphémères, l'occupation du pays par les alliés jusqu'en 1819 et l'entretien de leurs troupes, le paiement d'indemnités (juste retour de nos pillages ?), le pays ramené à ses frontières, son horizon réduit par la cession en 1803 de l'immense Louisiane, la fin de la supériorité démographique, et une grave crise économique...

Clément Myionnet - 1812-1886 - le confrère d'Angers,

premier des Frères de Saint-Vincent de Paul

Sixième enfant d'une vieille famille d'Angers (le père, magistrat, a démissionné à l'avènement de Louis-Philippe), Clément passe pour un trappiste par le soin qu'il apporte à ses prières ou parce qu'il ne parle pas beaucoup. Il sait peu s'exprimer, selon sa vie écrite pour se faire connaître à son confesseur. Elève jusqu'à dix ans dans de petites pensions sans enseignement religieux.