Machination diabolique

 

 

Qui aurait pensé, voici un an, à l’état dans lequel nous sommes réduits : incarcérés à domicile pour la deuxième fois durant cette année 2020 !

 

La Messe publique est interdite pour la deuxième fois cette année.

La prière publique est interdite : les policiers, aux ordres d’un pouvoir tyrannique, veillent à ce que les fidèles ne se mettent pas à genoux.

Voilà qui n’a jamais été vu depuis le début du christianisme. Même durant la révolution française les lois n’ont certainement pas été si rudes.

 

La période que nous vivons est pire que la pire des périodes communistes.

 

Mais rien d’étonnant à cela. La Russie n’a pas été consacrée au Cœur Immaculé de Marie. Des consécrations ont bien eu lieu, le monde, tel ou tel pays, mais jamais la Russie en tant que telle. Les effets sont là, bien présents, tangibles. Le communisme s’est étendu dans le monde entier. Le mur de Berlin n’est plus ? Oui en effet, et ce mur de béton était peut-être un rempart voyant entre deux mondes. La digue matérielle ayant sauté, le communisme a répandu ses ramifications de façon mondiale.

 

Il est assurément bon et salutaire d’implorer Notre-Dame dans les temps si troublés où nous vivons.

 

Souvenons-nous de l’entretien qu’eut Sœur Lucie de Fatima avec le Père Fuentes, le 26 décembre 1957 :

"Père, la très Sainte Vierge est bien triste, car personne ne fait cas de son message, ni les bons, ni les mauvais (...)

Le démon est en train de livrer une bataille décisive avec la Vierge et comme il sait ce qui offense le plus Dieu et qui en peu de temps fera gagner le plus grand nombre d’âmes, il fait tout pour gagner les âmes consacrées à Dieu, car de cette manière il laisse le champ des âmes désemparées et ainsi il s’en emparera plus facilement (...) N’attendons pas que vienne de Rome un appel à la pénitence de la part du Saint-Père pour le monde entier... Il faut que chacun de nous commence lui-même sa propre réforme spirituelle.

Chacun doit sauver non seulement son âme, mais aussi toutes les âmes que Dieu a placées sur son chemin (...)

La très Sainte Vierge ne m’a pas dit que nous sommes dans les derniers temps du monde, mais elle me l’a fait voir pour trois motifs :

  • Le premier parce qu’elle m’a dit que le démon est en train de livrer une bataille décisive avec la Vierge et une bataille décisive est une bataille où l’on saura de quel côté est la victoire, de quel côté la défaite.

Aussi, dès à présent, ou nous sommes à Dieu, ou nous sommes au démon ; il n’y a pas de moyen terme.

  • Le second parce qu’elle a dit que Dieu donnait les deux derniers remèdes : le saint Rosaire et la dévotion au Cœur Immaculé de Marie, et ceux-ci étant les derniers, cela signifie qu’il n’y en aura pas d’autres.

  • Et, troisièmement lorsque Dieu va châtier le monde, il épuise auparavant tous les autres recours. Or, quand il a vu que le monde n’a fait cas d’aucun, (...) il nous offre avec une certaine crainte le dernier moyen de salut, sa très Sainte Mère. Car si nous méprisons et repoussons cet ultime moyen nous n’aurons plus le pardon du ciel, parce que nous aurons commis un péché que l’Évangile appelle le péché contre l’Esprit-Saint, qui consiste à repousser ouvertement, en toute connaissance et volonté, le salut qu’on nous offre.

Souvenons-nous que Jésus-Christ est un très bon Fils et qu’il ne permet pas que nous offensions et méprisions sa très Sainte Mère (....) "

 

Dans les trois motifs que Notre-Dame a montré à Sœur Lucie, elle parle bien du démon : bataille décisive, péché contre le Saint-Esprit.

L’aveuglement des chefs (pape et évêques dans leur immense majorité - sauf Mgr Vigano -, même ceux de la Tradition - sauf Mgr Williamson et les évêques par lui consacrés -) est tangible : des chiens muets au mieux, et dans leur ensemble des chefs à la remorque des Etats maçonniques. Quelle honte !

Ailleurs, Sœur Lucie parle de désorientation diabolique. C’est la réalité.

Il y a un plan à tout cela. C’est l’Heure des ténèbres. Il faudrait être aveugle ou de réelle mauvaise foi pour le nier. Hélas…

Il n'est certes pas blâmable de lancer de nouvelles Croisades du Rosaire. Mais c'est insuffisant. L'heure n'est plus à la prière seule, elle est à la fois à la prière et au combat. Si Jeanne d'Arc était restée à prier son chapelet à la maison, si elle n'avait pas pris les armes et n'était partie hardiment en terre occupée par l'oppresseur, nous serions tous protestants. Je reprends à dessein les mots mêmes de Mgr Lefebvre lors de son jubilé sacerdotal, à la Porte de Versailles en septembre 1979. Les Croisades de chapelets ne suffisent plus. C'est sombrer dans l'irénisme, ou une paresse certaine.

 

Face à la machination diabolique et universelle, sous couvert de santé publique, il faut prier, oui, il faut agir aussi. L'un et l'autre :

  • Nous avons deux mains : dans l'une, le chapelet, dans l'autre, un micro, une bannière ! Soyons inventifs !

  • Nous avons deux pieds : pour nous rendre devant les églises, pour réclamer que les droits de Dieu soient observés. A Lui l'honneur, à Lui la gloire !

Nous avons mis sur notre site la magnifique prise de position du R.P. Joseph, alias Abbé Régis de Cacqueray. A Paris sur le parvis de l’église Saint-Augustin ce dimanche 22 novembre, il a parlé avec son âme de prêtre et de capucin. Nous vous exhortons vivement, nous vous pressons d’écouter sa harangue pleine de foi !

Courage, chers amis qui me lisez ! Le combat ne fait que commencer. Prions Dieu de nous force et persévérance dans les jours à venir.

Il nous faut être des héros.

Ou nous serons des héros, ou nous serons des zéro.

 

 

Abbé Dominique Rousseau

23 novembre 2020

Saint Clément de Rome, pape et martyr