La tenue vestimentaire, un détail ?

 


La femme qui se met en pantalon n’a aucune mauvaise intention, sûre de ne pas dépasser de limites (décences...).


Or il faut dépasser les intentions subjectives (bonnes...) et considérer les choses par le fond, en elles-mêmes. Il existe une différence voulue par le Créateur entre l’homme et la femme. Dieu a établi « l’homme et la femme » avec leurs qualités respectives pour une mission particulière. Même si actuellement les hommes pouponnent et font la vaisselle, il serait anormal que durant toute une vie, l’homme tienne la maison tandis que sa femme serait avocat ou inspecteur de police ! Leur mission est différente et c’est aller contre la nature des choses que d’interchanger.


Le vêtement est le signe visible, le symbole public d’une nature différente. Le costume féminin plus coloré, plus gracieux jusqu’à notre siècle collaborait à faire de la jeune fille, de la mère, de l’épouse, un être gracieux et réservé, vers laquelle les regards se tournent non parce qu’elle est un objet de convoitise mais parce qu’elle est la reine du foyer, la présence indispensable pour que la maison soit joyeuse et rassurante.


L’habit féminin distinctif (quel qu’il soit selon les civilisations) est selon l’ordre de la nature des choses parce qu’il est différent de celui de l’homme. Le fait de s’habiller comme les garçons pour une jeune fille n’est pas seulement une question de mode ou d’aisance pour les mouvements, ce à quoi on l’attribue maintenant (et d’autres raisons de basse altitude). Les raisons profondes de ceux qui ont lancé petit à petit ce courant sont les mêmes que celles qui animent les mouvements féministes depuis la première guerre mondiale : « La femme est libérée, il ne s’agit pas seulement pour elle de se cantonner dans un rôle subalterne et effacé... Elle peut prétendre à la même place que l’homme dans la société... »


Le signe visible à faire adopter par ces nouvelles générations, le symbole, c’est le fait qu’elles ne portent plus d’habit distinctif. Elles peuvent jouir des mêmes libertés que les garçons. Plus de réserve, de pudeur dans l’attitude. Les qualités qui, normalement, protègent, respectent, suscitent naturellement le respect et l’estime de ce qui en elles est lié au mystère de la vie sont tournées en dérision, méprisées comme dépassées et serviles.


C’est dans cette inversion des valeurs, dans ce refus de porter la marque d’une nature différente qu’il faut situer le problème du pantalon. Il fait partie d’un ensemble : la révolution continuelle, culturelle qui met à bas les valeurs traditionnelles de la famille. Pantalons, jupes fendues, robes décolletées, jupes-culottes, minijupes – sans parler des tenues indécentes -, tout contribue, soit par la masculinisation de la femme, soit par son indécence (plus suggestive que réelle le plus souvent), à faire de la femme un objet de convoitise ou à la destituer de son rôle de mère ou d’épouse – reine de la famille.


La tenue masculine est au même degré que la tenue indécente une offense à Dieu Créateur ; dans le deuxième cas, il s’agit d’inciter l’homme à la luxure ; dans le premier, il s’agit de s’établir à un autre plan que celui proprement féminin, de mettre dans l’ombre tout ce qui est l’apanage de la femme et de s’équiparer à l’homme.


Comment cela se fait-il que nous ne sentions pas l’équivoque de cette situation ?


Transposons : qu’en serait-il si les hommes, subitement complexés, singeaient les femmes ? 


Le ridicule contre nature sauterait aux yeux et pour l’instant les effeminés n’ont pas réussi à s’imposer. C’est dire qu’il y a de par le péché originel des penchants naturels à fausser la nature des choses.


Les agents, continuels destructeurs des valeurs chrétiennes, n’ont pas mis cent ans à « tuer » chez les femmes le respect, l’estime de leur nature propore, de leur corps qui en est le dépositaire. Ce qui en elle est un trésor, cette capacité de donner la vie, d’être mères des corps mais aussi des cœurs et des âmes, a été relégué à la dernière place et la femme a cru se grandir en n’attachant d’importance qu’à son intelligence, ses qualités sociales... Elle s’est dénaturée, avilie, détournée de sa mission propre et l’ordre et l’harmonie n’existent plus dans nos sociétés.


Tant que la femme ne met pas l’ordre voulu par le Créateur, en elle, ne l’inspire pas autour d’elle, il n’est pas possible de prétendre à une société meilleure.


Il faut avoir le courage de résister à la mode, à certains avantages pratiques, pour ne pas donner sa caution à un état d’esprit laïque, contre Dieu et contre sa loi inscrite dans nos cœurs.


Si les femmes chrétiennes, les jeunes filles chrétiennes ne sont pas les premières à porter le témoignage de valeurs authentiquement chrétiennes, sur qui peut-on compter ? Il y a un témoignage à porter à travers ses vêtements, sa tenue... et l’esquiver est une omission coupable -  de plus le témoignage de la parole est vain, si l’exemple, la conformité des actes ne portent pas la marque des vertus chrétiennes.


Repensez à cela devant la sainte Vierge et vous verrez votre lâcheté. Ne soyez pas inconsciente, voyez les intentions.


R. P. Roger-Thomas Calmel, 1968