Avec un grand bon sens, naturel et surnaturel, l’abbé MacDonald écrit en ses mots ce que déjà le philosophe Marcel De Corte dénonçait en 1974 : De la société à la termitière par la « dissociété ». (Ed. Remi Perrin, 2002)

Le Professeur citait, entre autres auteurs, le Philosophe grec : « Selon le mot profond d’Aristote, l’homme qui ne vit pas en société est une bête ou un dieu. Pour sortir de la condition individuelle du loup qu’il est et pour vivre en société, l’homme est donc condamné à être Dieu. La conséquence ou, plus exactement, le présupposé est inéluctable. » (p. 55)

Entre autres règles, l’État français préconise pour le déconfinement la distanciation sociale. Cette mesure est anti-naturelle, anti-sociale. Un suicide collectif.

Dès 1974, De Corte avait raison et il faut encore aller plus loin : l’homme, coupé de la possibilité de rendre un culte à Dieu (les églises sont fermées ou privées de culte), est réduit à devenir un mouton. Une bête. Et les pasteurs, qui devraient être des Bergers, sont des chiens muets. Ce dernier terme est scripturaire (Is. 56, 10). Les chiens sont les Pasteurs qui doivent aboyer devant le danger des loups ravisseurs.

 

Nous incluons dans ces chiens muets, hélas, les évêques de la Fraternité. Sauf erreur, nous n'avons lu ni entendu de leur part quoi que ce soit sur la fermeture des églises et l'interdiction de rendre un Culte à Dieu.

Mgr Williamson, par ses Commentaires Eleison, lève la voix.

 

Honneur également soit rendu à Mgr Viganò pour ses prises de position fort courageuses : "(...) Nous ne sommes pas encore, du moins en Italie, confrontés au choix crucial entre la vie et la mort ; mais on nous demande de choisir entre le devoir d’honorer Dieu et de l’adorer, et l’obéissance aux diktats des soi-disant experts, mille fois contredits par l’évidence des faits."


Martin Dalbanne

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La maladie et la mort 

Bien chers fidèles,

Le monde est frappé de peur et d'anxiété frénétiques face au coronavirus. Les médias mentent à fond, les politiciens mentent, les riches “philanthropes” mentent, et tous ont fini par introduire leur tyrannie et contrôlent la majorité par la duperie. Les gens ont toujours été malades et finissent toujours par mourir. Nous le savons et même les mondains le savent. Personne ne l’emporte sur la mort. Il y a bien quelques personnes très riches qui dépensent de grosses sommes d'argent en s’imaginant rester en vie éternellement. Mais la grande faucheuse fait sa récolte partout. Dieu est le maître de la mort et de la vie.

Saint Paul nous montre l'attitude du chrétien qui aime Dieu et son prochain : « Pour moi, vivre c'est le Christ et mourir m’est un gain. Mais si vivre dans la chair est en vue de l’œuvre que je dois accomplir, je ne saurais dire ce que je préfère. Je suis pressé des deux côtés : je désire mourir et être avec le Christ, chose de loin la meilleure. Mais il est nécessaire que je demeure dans la chair à cause de vous. Persuadé de cela, je sais que je demeurerai et continuerai avec vous tous, pour votre avancement et votre joie dans la Foi » - Phil. 1, 21s

Saint Paul sait qu'il vaut mieux mourir et être avec le Christ, mais parce que sa présence est encore nécessaire ici-bas, il reste. La mort est comme une étape vers la vie éternelle, c’est quelque chose dont il faut se réjouir.

La distanciation sociale, les masques sur le visage, l'auto-isolement et le confinement sont contraires à la nature humaine. Dieu nous a fait créatures sociales. L'individualisme forcené est un mythe répandu par les francs-maçons. Les êtres humains sont faits pour vivre en société les uns avec les autres. Les familles sont les cellules constitutives des sociétés plus larges, et non les individus. L'Église souhaite multiplier les liens entre les familles chrétiennes afin d’affermir la société.

Parce que nous sommes faits de corps et d'âme, notre nature exige des contacts physiques les uns avec les autres : poignées de main, câlins, baisers, etc. sont normaux et naturels. La distanciation sociale est un crime contre nature. De même, nous devons nous voir. Nous disons aux enfants : “Regarde-moi quand je te parle”. Les expressions du visage font naturellement partie de nos échanges. Nous communiquons la colère, la joie, le doute, la tristesse, etc. par l’expression de notre visage. Nous devons voir le visage de chacun pour nous comporter vraiment en humain. Les masques faciaux sont contre la nature humaine. L'auto-isolement n'est évidemment pas naturel. Le confinement total est une tyrannie. On met en quarantaine des malades très contagieux. On ne met pas en quarantaine des personnes en bonne santé.

Les personnes en bonne santé rendent visite aux malades et prennent soin d'eux. C'est aussi normal et naturel. Les catholiques charitables comprennent qu'ils pourraient aussi tomber malades, mais s'ils peuvent aider, ils le font. Tout au long de l'histoire, des personnes en bonne santé ont été en contact avec des personnes malades. C'est normal, cela fait partie de notre nature.

Et les gens fragiles ?  Doivent-ils être isolés pour ne pas tomber malades et mourir ? Non, bien sûr que non. C'est un grand péché contre la justice naturelle d’empêcher les personnes âgées dans les maisons de retraite de socialiser entre elles, de leur dire : “Vous ne pouvez pas avoir d'amis ou de relations sociales”. C'est un crime encore plus grand d'interdire les visites de la famille et des prêtres. Un péché direct contre le quatrième commandement. D'autant plus que les maisons de retraite modernes, motivées par l’appât du gain, ne disposent pas du personnel pour prodiguer des soins adéquats à leurs résidents. Elles dépendent des nombreux bénévoles issus des familles. Certains résidents meurent de faim parce que le personnel n'a pas le temps et la patience de les nourrir. L'isolement provoqué et la solitude causent des problèmes de santé mentale pour les autres. Les catholiques avec une foi solide acceptent ces conditions en réparation de leurs péchés, mais je suppose que très peu de ces personnes âgées, fragiles, profitent de ces croix. On dira : s'ils n’avaient pas été isolés, certains seraient tombés malades et seraient morts. La réalité ? nous ne savons pas si plus de gens seraient morts. Mais supposons que c'est le cas. Et alors ? Leur temps dans cette vallée de larmes se termine. S'ils meurent avec un prêtre et leur famille à leur chevet, ils peuvent très bien mourir d'une sainte mort et mériter la vie éternelle.

Ce sont ceux qui ont peu de foi, les païens et les infidèles qui ont la plus grande peur de la maladie et de la mort. Pendant une épidémie, lorsque l'Europe était chrétienne, ceux qui avaient une véritable charité et une grande foi s'occupaient des malades et des mourants. Beaucoup d'entre eux attrapaient la maladie et mouraient eux-mêmes. Ils acceptaient ce risque parce qu'ils aimaient Dieu et leur prochain et ne craignaient pas la maladie et la mort.

Ceux qui avaient peu de foi, et par conséquent peu de charité, aimaient bien plus leur vie dans ce monde et évitaient tout contact avec les gens frappés par la maladie. Du coup, beaucoup d'entre eux survivaient. Et ainsi, après cette épidémie, la Foi était beaucoup plus faible en Europe qu'auparavant, parce que les héros étaient morts ; et les catholiques médiocres avaient survécu. Hugh Akins raconte que lors d'une procession à travers Rome organisée par saint Grégoire le Grand pour arrêter la peste, 80 personnes sont mortes. Cela montre que les gens sains et les pestiférés étaient unis pour essayer d'apaiser la colère de Dieu. En l’occurrence, la colère de Dieu fut apaisée et la peste cessa immédiatement. Saint Michel apparut rengainant son épée. Sans aucun doute, les timides et les craintifs ont évité cette procession pour rester en bonne santé.

Saint Paul enseigne, comme vu plus haut, que la mort et la vie éternelle sont bien meilleures que la vie dans ce monde. Désirer mourir et aller au ciel est normal pour les bons catholiques. Ils acceptent généreusement la maladie et la fragilité qui surviennent en fin de vie mais, comme saint Paul, ils se rendent compte que la mort et la vie éternelle sont bien meilleures et aspirent au Ciel. Ceux qui ne désirent pas le Ciel ont peu d’espoir. Dans certaines histoires d'âmes du Purgatoire, nous lisons qu'elles souffrent dans ce lieu de tourments parce qu'elles ne désiraient pas assez le Ciel. Elles voulaient s'accrocher à leur vie dans ce monde comme les païens et les infidèles qui n'ont aucune espérance.

Par conséquent, nous devons éviter autant que possible la distanciation sociale, l'isolement, les masques sur le visage, etc. Si nous ne pouvons pas prendre le train ou le bus sans masque, nous serons obligés d'en porter un. Mais nous devons faire des efforts pour vivre en tant qu'êtres sociaux normaux et prendre soin des amis et des parents malades.

Malheureusement, beaucoup de nos amis et membres de notre famille qui ont le cerveau lavé par les médias vont s’opposer à nous. Parce qu'ils manquent de foi et n'ont pas hâte d’aller au Ciel, ils exigeront que nous craignions la maladie et la mort. Nous devons aussi vivre avec eux et donc nous serons obligés de partager certains de leurs comportements étranges.

Nous observons une initiative coordonnée dans le monde entier à travers toutes les nations, qui montre le pouvoir que les dirigeants de ce monde ont sur tous les gouvernements et les sociétés. Le Sanhédrin d'aujourd'hui déteste l'Église catholique avec la même haine que ses prédécesseurs avaient pour Notre-Seigneur. Ces dirigeants ont réussi à empêcher de nombreuses personnes de participer aux cérémonies de la Semaine Sainte, privant Dieu de l'honneur qui lui est dû, et les fidèles des nombreuses bénédictions qu'ils auraient obtenues. Encore une victoire pour eux. Mais leur force est notre faiblesse. Et nous sommes faibles parce que la hiérarchie de l'Église est infidèle. Pierre a besoin de se convertir puis de convertir ses frères.

 

Nous devons prier pour cette hiérarchie et nous devons rejoindre la Croisade du Rosaire pour la consécration de la Russie au Cœur Immaculé de Marie. (fatimaurgente@gmail.com)

Regina Cœli laetare, Alleluia !

Abbé MacDonald
Samedi 18 avril 2020