L’amour de la sainte Messe

 

 

D’où nous vient l’attachement que nous avons pour la Messe de toujours ? Est-ce une préférence sentimentale ou nostalgique pour le passé, pour ce qu’il représente avec le faste de la belle Liturgie, de l’encens et des somptueux ornements dont le prêtre se revêt pour monter à l’Autel qui réjouit sa jeunesse, ad Deum qui lætificat juventutem meam ?

 

Ces réponses sont largement insuffisantes et elles sont même bien réductrices de l’amour qui nous anime, prêtres et fidèles.

 

Lorsque Monseigneur Lefebvre fut reçu par Jean-Paul II au début du pontificat du pape polonais, le cardinal Seper qui était présent à l’entretein s’enflamma et dit au pape : « Très Saint Père, ils font de cette Messe un drapeau ! »

 

Il disait vrai. En effet, voilà la réponse à nos interrogations. La Sainte Messe de Toujours est un drapeau : c’est la Bannière du Christ-Roi. « Regnavit a ligno Deus » : c’est par le bois de la Croix que Notre-Seigneur Jésus-Christ règne. Pilate lui-même a tenu à ce que cette inscription, gravée dans les trois langues officielles de l’époque (le grec, le latin, l’hébreu), fût marquée et bien visible pour tous au-dessus du divin Crucifié. « Ce que j’ai écrit, je l’ai écrit. » Personne ne pourra retirer ces mots : « Jésus de Nazareth, Roi des Juifs ».

 

La Messe, c’est la publication officielle par le prêtre depuis le bas des marches de l’autel jusqu’au dernier évangile, de la Royauté de Notre-Seigneur.

 

La Messe, c’est notre Drapeau, notre Étendard. Des impies, au sommet de nos gouvernements, veulent nous en priver en édictant des lois meurtrières pour les âmes. « Une troupe scélérate vocifère : nous ne voulons pas qu’Il règne sur nous » (hymne de la fête du Christ-Roi). Nous, nous voulons tout faire pour nous soumettre humblement, docilement à son doux Règne.

 

Nous nous battrons pour que la Messe puisse être célébrée, pour que les fidèles puissent y assister. Nos ancêtres en Vendée sont morts pour cette Cause. Serons-nous veules ? A Dieu ne plaise !

 

Seigneur Jésus, donnez-nous le courage de nos prédécesseurs dans la Foi !

 

 

Abbé Dominique Rousseau

11 novembre 2020

En la fête de saint Martin