In tua pace disponas

 

 

Ces mots sont prononcés par le prêtre au moment du Canon de la sainte Messe, tandis qu’il étend ses mains consacrées sur les oblats qui, par la Consécration, vont devenir le Corps et le Sang précieux de Notre-Seigneur Jésus-Christ.

 

Hanc igitur oblationem servitutis nostræ, sed et cunctæ familiæ tuæ, quæsumus, Domine, ut placatus accipias : diesque nostros in tua pace disponas, atque ab æterna damnatione nos eripi, et in electorum tuorum jubeas grege numerari. Per Christum Dominum nostrum. Amen.

 

Voici donc l'offrande que nous vous présentons, nous vos serviteurs et votre famille entière : nous vous supplions de l'accepter avec bienveillance, de disposer nos jours dans la paix, de nous arracher à la damnation éternelle et de nous recevoir au nombre de vos élus. Par le Christ Notre-Seigneur. Ainsi soit-il.

 

 

Prière admirable qu’il importe de bien méditer, comme d’ailleurs toutes celles de la Messe, tant elles sont profondes, nourrissantes. Elles ont porté quantité d’âmes depuis la nuit des temps, à savoir les origines de la sainte Eglise. En effet le Canon de la Messe remonte aux Apôtres, eux-mêmes l’ayant reçu du Christ qui, entre la Résurrection et l’Ascension, les a enseignés sur le Royaume de Dieu. Quel Royaume, sinon l’Eglise ? Quel Royaume, sinon celui de la Présence divine dans les âmes des justes ?

 

Nous demandons à Dieu, dans cette sublime prière du Hanc igitur, de disposer nos jours dans la paix : puissions-nous durant ce temps de l’Avent, être établis, fixés dans la paix divine, celle que viennent chanter les Anges la nuit de Noël, aux hommes bien disposés, prêts à faire la volonté de Dieu (« Pax hominibus bonæ voluntatis »).

 

Le monde s’agite et court après un vaccin-miracle pour éradiquer une épidémie fantôme…

 

Le meilleur remède étant l’abandon à Dieu qui veut à nos âmes communiquer sa paix divine, je vous laisse méditer lentement les autres mots de cette belle prière.

 

Saint Avent à vous tous qui me lirez, je vous assure de mes prières au saint Autel, « qui réjouit ma jeunesse » : « ad Deum qui lætificat juventutem meam » !

 

Abbé Dominique Rousseau

2 décembre 2020