Il a bien fait toutes choses

 

C’est ce que publièrent tous ceux qui assistèrent au miracle de la guérison du sourd-muet (11ème dimanche après la Pentecôte). En quelques mots la foule magnifie le Seigneur Dieu, Notre-Seigneur Jésus-Christ, de la Puissance qu’il détient. Bene omnia fecit : trois mots qui résument la vie du Sauveur.

 

Cet éloge spontané sort du cœur reconnaissant des assistants au miracle qui vient de se réaliser sous leurs yeux : Jésus vient en effet de guérir un sourd-muet. Le sourd entend, le muet parle.

 

De nos jours il faudrait encore que le Christ vienne et produise le même miracle, non pour un seul homme, mais pratiquement pour la terre entière. En effet ceux qui entendaient sont devenus sourds, ceux qui parlaient sont devenus muets.

 

Depuis le néfaste concile des années 60, les autorités ecclésiales ont muré leurs oreilles à la Vérité. Elles se sont ouvertes à toutes sortes de fausses doctrines, libérales, œcuménistes et maçonniques, dans la ligne droite des idées issues de la révolution de 1789.

 

Ceux qui doivent parler sont devenus muets. Les Pasteurs ne dénoncent plus l’erreur et les ceux qui la propagent. Je parle non seulement des évêques diocésains, je vise aussi les Pasteurs de la Tradition. Muselés par une reconnaissance canonique ‘en marche et par paliers’, ils se taisent alors qu’ils devraient, selon l’ordre pressant de saint Paul, prêcher la Vérité à temps et à contre-temps. Le 29 juin dernier à Ecône, Mgr Tissier de Mallerais prêche avec conviction la Charité aux lévites qui dans un instant seront prêtres pour l’éternité, mais ne dénonce pas une seule fois les erreurs actuelles. Il pèche par défaut dans sa belle homélie. C’est fort regrettable et bien dommageable pour les prêtres lancés dans une terrible bataille.

 

Faire bien toutes choses, c’est délivrer les âmes du péché en dénonçant le mal, c’est ensuite édifier dans la vertu, toutes les vertus.

 

Martin Dalbanne

17 août 2020