Adolescents ?

« Au cours de ces mois, les personnes n’ont pas pu participer physiquement aux célébrations liturgiques, mais elles n’ont pas cessé de se sentir membre d’une communauté. Elles ont prié individuellement ou en famille, également à travers les moyens de communication sociale, spirituellement unies et en percevant que l’étreinte du Seigneur allait au-delà des limites de l’espace. Le zèle pastoral et la sollicitude créative des prêtres ont aidé les personnes à poursuivre le chemin de la foi et à ne pas demeurer seuls face à la douleur et à la peur. »

« Cette créativité sacerdotale qui a vaincu quelques rares expressions “adolescentes” contre les mesures de l’autorité, qui a l’obligation de protéger la santé du peuple. »

« La plupart ont été obéissants et créatifs. J’ai admiré l’esprit apostolique de nombreux prêtres, qui partaient avec leur téléphone, frapper aux portes, sonner aux foyers : “Avez-vous besoin de quelque chose ? Je vous fais les courses…” Mille choses. La proximité, la créativité, sans gêne. Ces prêtres qui sont restés aux côtés de leur peuple dans le partage prévenant et quotidien : ils ont été des signes de la présence consolante de Dieu. Ils ont été des pères, non pas des adolescents. »

Ces propos du pape François (20 juin 2020) sont insultants pour tous les prêtres qui, durant ces mois écoulés, ont été simplement… prêtres de Jésus-Christ. Le prêtre n’est pas ordonné pour agir dans le ‘social’ même s’il doit passer du temps à écouter les fidèles, panser les plaies des âmes blessées par leurs propres péchés. Le prêtre est avant tout le ministre du Dieu Tout-Puissant. Au prêtre de courir vers les âmes, pour les conduire à Jésus-Christ, pour les y ramener, tel le bon pasteur cherchant la brebis égarée.

Affubler le sobriquet d’adolescents aux prêtres qui n’ont fait que leur strict devoir est honteux de la part de celui qui devrait être devant, de par sa fonction de Pasteur suprême. Insulte qui renverse les fonctions du prêtre. Il ne revient pas au prêtre de faire les courses de ses fidèles, mais de leur apporter les sacrements.

 

C’est l’adolescent qui rend service à ses grands-parents, pour porter leurs sacs trop lourds, c’est le prêtre qui apporte la miséricorde divine par les sacrements : pénitence, sainte eucharistie, extrême-onction. C’est ce que les vrais prêtres ont réalisé durant ces mois. Honneur à eux !

D'un revers de main selon son habitude, par un sarcasme méprisant, François vient de mépriser une fois de plus les prêtres. "Malheur à celui par qui le scandale arrive."

Abbé Dominique Rousseau
27 juin 2020
Notre-Dame du Perpétuel Secours