O salutaris Hostia

O salutáris Hóstia,

Quæ cæli pandis óstium,

Bella premunt hostília ;

Da robur, fer auxílíum.

Uni trinóque Dómino

Sit sempitérna glória ;

Qui vitam sine término

Nobis donet in pátria ! 

Amen

O Victime salutaire, qui nous ouvrez le ciel,

l'ennemi nous livre de rudes combats ;

fortifiez-nous, secourez-nous.

Gloire éternelle au Dieu unique en trois personnes ;

qu'il daigne nous donner la vie éternelle dans la céleste patrie.

Ainsi-soit-il

 

RENDS-MOI MON DIEU !

 

 

Il aura fallu attendre ce minuscule microbe venu de Chine au mois de janvier dernier pour paralyser le monde entier. Ce que n’ont réussi à faire les ‘gilets jaunes’ avec leurs manifestations hebdomadaires des mois durant, le gouvernement français (pour ne parler que de lui) l’a fait : bloquer tout le monde en un clin d’œil. Très fort !

 

Villes et villages sont déserts, on n’entend plus rien lorsqu’on se risque à marcher ou à prendre sa voiture pour les premières nécessités (courses, médecin et très peu d’autres choses encore permises). Un pays mort.

 

Mais, ce qui est pire, c’est l’arrivée des Jours saints.

 

Les catholiques ne pourront se confesser, les catholiques ne pourront faire leurs Pâques, recevoir Notre-Seigneur Hostie. Sans doute sera-ce la première fois dans notre Histoire depuis la Révolution de 1789 que les catholiques, sous la raison (le prétexte ?) de l’épidémie du coronavirus, ne recevront pas leur Dieu fait Chair. Quelle épreuve… « Si vous ne mangez la chair du Fils de l’homme, et ne buvez son sang, vous n’aurez pas la Vie en vous. » (Jn 6, 54)

 

« Les bleus sont là, le canon gronde…

(…) Nous n’avons qu’une peur au monde, c’est d’offenser Notre-Seigneur ! »

 

 

 

Martin Dalbanne

28 mars 2020, veille du dimanche de la Passion

 

Le Cœur Immaculé de Marie

 

 

En cette fête de l’Annonciation 2020, telle l’étoile du matin, une lueur est parvenue sous le ciel de Vendée : l’évêque de Luçon a consacré son diocèse au Cœur Immaculé de Marie.

 

En voici le texte :

 

Acte de consécration du diocèse de Luçon au Cœur Immaculé de Marie

 

« O Vierge Marie, Mère de Dieu et notre Mère,
je consacre notre diocèse de Luçon et tous ses fidèles à votre Cœur Immaculé
pour que nous soyons pleinement offerts et consacrés au Seigneur.

Veuillez s’il vous plaît nous prendre sous votre protection maternelle,
défendez-nous contre les dangers notamment contre cette épidémie,
aidez-nous à vaincre les tentations notamment du désespoir et du découragement,
à fuir les péchés, et veillez, nous vous en supplions sur notre Église de Luçon et sur tous les vendéens.

Que votre Cœur Immaculé soit notre refuge et le chemin qui conduit jusqu’à Dieu.

Donnez-nous la grâce de prier
et de nous sacrifier par amour pour Jésus,
pour la conversion des pécheurs
et en réparation des péchés commis contre votre Cœur Immaculé.

En nous confiant à Vous
et en union avec le Cœur de votre divin Fils,
nous voulons vivre pour la Très Sainte Trinité
en qui nous croyons,
que nous adorons,
que nous espérons et que nous aimons.

Ainsi soit-il. »

Mgr François Jacoulet, 25 mars 2020

 

Notons la beauté, rare en ces temps de ténèbres et d’apostasie, de la consécration faite par l’évêque de Luçon :

« … Donnez-nous la grâce de prier
et de nous sacrifier par amour pour Jésus,
pour la conversion des pécheurs
et en réparation des péchés commis contre votre Cœur Immaculé… »

 

Signe de lueur dans les ténèbres ? C’est à souhaiter. Ces mots mis en relief n’ont plus été lus et entendus depuis si longtemps, sous la plume et la voix d’un évêque conciliaire ! Prions pour qu’il se convertisse et abandonne les erreurs du funeste concile Vatican II.

 

Les évêques du Portugal ont eux aussi consacré ce 25 mars leur pays au Cœur Immaculé, suppliant Notre-Dame de mettre fin à l’épidémie actuelle qui secoue le monde.

 

Soyons clair : ces consécrations, même si elles ne peuvent que plaire à la Très Sainte Vierge en ce jour de son Annonciation, ne remplacent pas celle que Notre-Dame a demandée lors de ses apparitions à Fatima.

 

Après avoir annoncé, le 13 juillet 1917, à Fatima, qu’elle « viendrait demander la consécration de la Russie à (son) Cœur Immaculé », Notre Dame apparut à Lucie, à Tuy, le 13 juin 1929, pour venir lui demander de transmettre au Saint Père cette demande.

La voyante donna des précisions supplémentaires, sur cette demande, dans deux lettres adressées au Père Gonçalves, son confesseur, en mai et juin 1930 : « Le bon Dieu promet de mettre fin à la persécution en Russie, si le Saint Père daigne faire, et ordonne aux évêques du monde catholique de faire également, un acte solennel et public de réparation et de consécration de la Russie aux très saints Cœurs de Jésus et Marie, et si Sa Sainteté promet, moyennant la fin de cette persécution, d’approuver et de recommander la pratique de la dévotion réparatrice (des premiers samedis) ».

Ces lignes indiquent les conditions requises pour accomplir la demande de Notre-Dame :

Il doit s’agir d’un acte solennel et public, effectué à la face de toute l’Église et du monde entier de manière claire et nette, excluant toute ambiguïté.

Il est demandé un acte de réparation et de consécration de la Russie , c’est-à-dire que l’esprit de réparation, si présent dans l’ensemble du message de Fatima, doit totalement imprégner cet acte.

La Russie doit être l’objet précis et unique de cette consécration.

Le Saint Père doit engager son autorité suprême de chef de l’Église universelle, non seulement en faisant cet acte, mais en ordonnant à tous les évêques catholiques du monde de le faire avec lui.

Enfin, le Saint Père doit promettre de promouvoir la dévotion réparatrice envers le Cœur Immaculé de Marie.

 

Résumons :

 

Sœur Lucie a en effet déclaré que la Sainte Vierge s’adressait au Pape et lui a demandé :

1) d’ordonner aux évêques du monde entier,
2) de consacrer avec lui,
3) la Russie,
4) au Cœur Immaculé de Marie,
5) avec un acte public de réparation,
6) et la promesse de reconnaître la dévotion réparatrice des premiers samedis du mois.

Cet acte n’a jamais été réalisé depuis le temps où cela fut demandé.

 

Par nos supplications et sacrifices, prions en ce temps de la Passion qui vient de commencer - nous en avons le temps puisque nous sommes tous confinés à la maison -, que cet acte majeur soit fait. Notre-Dame a assuré à Fatima que le pape consacrera un jour à son Cœur Immaculé de Marie la Russie, en union avec les évêques du monde entier. Le pape, un pape fera cette consécration. Il sera tard a dit Notre-Dame… Auparavant, tant d’âmes auront sombré dans l’iniquité, l’impiété, l’apostasie…

 

Voici les trois bienfaits attachés par Notre-Dame à l’acte solennel et public de réparation et de consécration de la Russie qu’elle venait demander :

Notre Dame, dans son secret du 13 juillet 1917, a attaché l’obtention de trois grandes grâces à l’acte de réparation et de consécration de la Russie à son Cœur Immaculé :

1°) la conversion de la Russie à la foi catholique ;

2°) un certain temps de paix dans le monde ;

3°) le salut éternel de beaucoup d’âmes.

 

Par nos prières, par nos sacrifices, nous hâterons l’Heure de Marie. Ayons foi en la puissance de l’Immaculée !

 

Abbé Dominique Rousseau

28 mars 2020

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Actes successifs de consécration au Cœur Immaculé de Marie

 

Les différents actes de consécration au Cœur Immaculé de Marie, effectués par les Papes, ont-ils correspondu à la demande de Notre Dame ?

Le Pape Pie XI (1922-1939) : Il refusa de faire l’acte demandé par Notre Dame à Tuy, à tel point que le Ciel s’en plaignit, Notre Seigneur adressant ces terribles paroles à Sœur Lucie (révélation de Rianjo, août 1931) : « Fais savoir à mes ministres, étant donné qu’ils suivent l’exemple du roi de France en retardant l’exécution de ma demande, qu’ils le suivront dans le malheur. Jamais il ne sera trop tard pour recourir à Jésus et à Marie . »

Le Pape Pie XII (1939–1958) : Devant la grande calamité de la Seconde Guerre mondiale, il fit une consécration du monde au Cœur Immaculé de Marie, le 31 octobre 1942. Voici ce qu’a écrit le grand spécialiste de Fatima, le Père Alonso, à ce sujet : « Cet acte n’était pas la consécration singulière de la Russie et il n’avait pas été réalisé avec tous les évêques du monde. (…) La consécration qui aurait tout obtenu, et d’une manière éminente, eût été la consécration de la Russie » Le 7 juillet 1952, Pie XII consacrait et vouait « d’une manière très spéciale tous les peuples de la Russie au Cœur Immaculé de Marie », dans la Lettre Apostolique « Sacro Vergente Anno ». Mais ce n’était pas un acte solennel et public, aucun acte de réparation n’y était joint et Pie XII n’avait pas ordonné aux évêques de s’unir à lui.

Les Papes Jean XXIII (1958-1963) et Paul VI (1963-1978) n’ont effectué aucun acte de consécration au Cœur Immaculé de Marie.

Le Pape Jean-Paul II (1978-2005) a fait deux actes d’offrande du monde au Cœur Immaculé de Marie. Le premier eut lieu le 13 mai 1982 à Fatima. Dès le lendemain, Sœur Lucie faisait savoir que cet acte ne correspondait pas à ce qu’avait demandé Notre Dame, car le Pape n’avait pas ordonné aux évêques de s’unir à lui, et que la Russie n’avait pas été l’objet de cet acte. Or, Dieu voulait « la consécration de la Russie et uniquement de la Russie, sans aucune adjonction ».

Le second eut lieu le 25 mars 1984, à Rome : le texte était à très peu de choses près le même que celui de 1982, mais Jean-Paul II avait informé les évêques du renouvellement de l’acte de 1982, sans toutefois leur ordonner de s’unir à lui.

Jusqu’en 1989, Sœur Lucie répéta souvent, dans ses parloirs, que la consécration demandée par Notre Dame n’avait pas été faite. Ainsi elle affirma, en mai 1989, au cardinal Law, archevêque de Boston : « Le Saint Père considère qu’elle a été faite, faite au mieux des possibilités dans les circonstances. Faite sur le chemin étroit de la consécration collégiale qu’elle a demandée et qu’elle désirait ? Non, cela n’a pas été fait. »

A partir de 1989, le Vatican exerça une pression formidable sur Sœur Lucie pour lui faire dire que l’acte de 1984 correspondait à la demande de Notre-Dame. Il semble que la voyante ait cédé à cette pression. Pourtant, dans son dernier livre, « Appels du Message de Fatima », paru en 2000, Sœur Lucie ne parle absolument pas de la Russie et de la question de sa consécration : silence éloquent et révélateur, qui montre son désaccord avec la position du Vatican. En revanche, elle montre clairement l’absence complète, dans le monde actuel, des deux grandes grâces attachées à cette consécration :

1°) Absence totale de la paix dans le monde : la description du monde actuel qu’elle fait ne laisse aucun doute à ce sujet, et montre la persistance, parmi les gouvernants, d’un fol orgueil qui provoque « toujours plus de sang répandu, sang qui forme une mer dans laquelle ils noient les peuples. »

2°) Au sujet du salut éternel de beaucoup d’âmes, Sœur Lucie ne semble guère optimiste, en particulier lorsqu’elle débute les chapitres 29 et 32 où elle traite des sixième et neuvième commandements de Dieu.

La conclusion logique s’impose donc d’elle-même : la consécration de la Russie au Cœur Immaculé de Marie, telle que Notre-Dame l’a demandée à Fatima en 1917, puis à Tuy en 1929, n’a été faite par aucun pape jusqu’à ce jour.

 
 
Don Camillo garde la Maison de Dieu !

Prière du rituel romain

 

« Quand l’insolence de l’homme a obstinément rejeté Dieu, Dieu lui dit enfin :

« Que ta volonté soit faite, et le dernier fléau est lâché !

Ce n’est pas la famine, ce n’est pas la peste, ce n’est pas la mort ; c’est l’homme.

Lorsque l’homme est livré à l’homme, alors on peut dire qu’on connaît la colère de Dieu. »

(Louis Veuillot)

 

Pénitence

 

« N’attendons pas que vienne de Rome un appel à la pénitence de la part du Saint-Père pour le monde entier... »

 

(Entretien de Sœur Lucie avec le Père Fuentes, le 26 décembre 1957)

 

Cette épreuve du coronavirus ne profitera pas à grand-monde. Pourquoi ?

 

Nos contemporains sont en effet enlisés dans les biens terrestres qui paralysent leurs âmes. Non seulement les païens sont frappés de ce mal aveuglant, mais aussi les ‘catholiques modernistes’. Depuis plus de cinquante ans la prédication des mauvais pasteurs a abaissé les âmes au niveau des biens matériels, des biens sociaux, de la paix dans le monde sans la Croix de Jésus-Christ. Comment ce peuple autrefois chrétien peut-il se frapper la poitrine, puisqu’il n’a plus la notion même de péché personnel, mais bien plutôt collectif ?

 

Pour illustrer mes propos, voici rapportée la parabole du mauvais riche, rapportée dans les Évangiles par saint Luc (Lc 16, 19 et suiv.) :

 

 « Il y avait un homme riche, qui était vêtu de pourpre et de lin, et qui faisait chaque jour une chère splendide.

Il y avait aussi un mendiant, nommé Lazare, qui était couché à sa porte, couvert d’ulcères, désirant se rassasier des miettes qui tombaient de la table du riche, et personne ne lui en donnait; mais les chiens venaient aussi, et léchaient ses plaies.

Or il arriva que le mendiant mourut, et fut emporté par les Anges dans le sein d’Abraham.  Le riche mourut aussi, et il fut enseveli dans l’enfer.

Et levant les yeux, lorsqu’il était dans les tourments, il vit de loin Abraham, et Lazare dans son sein ; et s’écriant, il dit : Père Abraham, ayez pitié de moi, et envoyez Lazare, afin qu’il trempe l’extrémité de son doigt dans l’eau, pour rafraîchir ma langue, car je suis tourmenté dans cette flamme.

Mais Abraham lui dit : Mon fils, souviens-toi que tu as reçu les biens pendant ta vie, et que Lazare a reçu de même les maux ; or maintenant il est consolé, et toi, tu es tourmenté.

De plus, entre nous et vous un grand abîme a été établi ; de sorte que ceux qui voudraient passer d’ici vers vous, ou de là venir ici, ne le peuvent pas.

Le riche dit : Je vous supplie donc, père, de l’envoyer dans la maison de mon père ; car j’ai cinq frères, afin qu’il leur atteste ces choses, de peur qu’ils ne viennent, eux aussi, dans ce lieu de tourments.

Et Abraham lui dit : Ils ont Moïse et les prophètes ; qu’ils les écoutent.

Et il reprit : Non, père Abraham ; mais si quelqu’un des morts va vers eux, ils feront pénitence.

Abraham lui dit : S’ils n’écoutent pas Moïse et les prophètes, quand même quelqu’un des morts ressusciterait, ils ne croiront pas. »

 

L’enseignement du divin Maître est terrible : « S’ils n’écoutent pas Moïse et les prophètes, quand même quelqu’un des morts ressusciterait, ils ne croiront pas. »

 

Moïse et Elie sont venus à la rencontre de Notre-Seigneur sur le Mont Thabor. Ainsi la Loi et les Prophètes, réunis dans ces deux colonnes de l’Ancien Testament, rendent témoignage au Verbe fait chair (Et Verbum caro factum est – Mystère de l’Annonciation)

 

Nous attendons de Rome, Lumière du monde de par la volonté de son Chef invisible mais bien réel, Notre-Seigneur Jésus-Christ, l’éclairage pour que les hommes reviennent à Dieu. Las. Rien. Pour les fêtes de ce temps de carême, est proposé d’allumer des bougies sur les fenêtres des maisons. En geste de solidarité humaine. Pour réchauffer le cœur des hommes. Grotesque et ridicule !

 

Nous attendons autre chose de Rome : un appel à la conversion. Nous attendons de voir se lever des Pasteurs, tel Jonas, converti de sa pusillanimité, se rendant à Ninive pour prêcher la pénitence ! Notre-Seigneur d’ailleurs ne voulut donner d’autre signe de sa divinité aux pharisiens endurcis que le signe de Jonas, avalé par la baleine et rejeté trois jours plus tard sur le rivage.

 

Dans ses Apparitions, l’Immaculée manifeste bien que même les hommes d’Église seront sourds à l’appel du Christ-Roi. C’est une grande calamité, une punition divine.

 

« Quand l’insolence de l’homme a obstinément rejeté Dieu, Dieu lui dit enfin :

« Que ta volonté soit faite, et le dernier fléau est lâché !

Ce n’est pas la famine, ce n’est pas la peste, ce n’est pas la mort ; c’est l’homme.

Lorsque l’homme est livré à l’homme, alors on peut dire qu’on connaît la colère de Dieu. »

(Louis Veuillot)

 

Hier, en la fête de l’Annonciation, telle l’étoile du matin signalant le lever du jour après une nuit noire, une lueur est cependant parvenue : l’évêque de Luçon a consacré son diocèse au Cœur Immaculé de Marie. J’en parlerai prochainement.

 

Individuellement et en famille, prions et faisons pénitence.

« Si vous ne faites pénitence, vous périrez tous » nous a avertis le Christ Roi. Avons-nous foi en Lui ? Sont-ce des paroles pleines ou vides de sens ?

 

Que les fléaux qui s’abattent sur le monde nous éclairent (intelligence) et nous fassent prendre de bonnes résolutions (volonté), en ce carême qui avance à grands pas vers le Golgotha. Il nous faut être ressemblants à Notre-Seigneur crucifié.

 

Joignons donc à l’œuvre de la prière celle de la pénitence, car nous savons que ces deux armes sont puissantes sur le Sacré-Cœur de Jésus.

 

Etoile du matin, priez pour nous !

 

Abbé Dominique Rousseau

26 mars 2020

 

En ces jours où tous sont confinés à la maison, plutôt que de perdre du temps à errer sur un écran d’ordinateur pour chercher les nouvelles les plus récentes et/ou les plus folles sur le virus galopant, ou de se disperser tout autant par des jeux vidéo, profitons de ce carême pour nous recueillir.

 

Lisons les messes de ce temps de carême, messes si riches, remplies de contrition pour nos péchés, de foi, d'espérance et d'amour pour Dieu, et faisons oraison.

 

Les pages qui suivent nous donneront brièvement une synthèse, et les jours ou semaines à venir nous feront encore découvrir la grandeur de cette ouverture sur… Dieu lui-même !

Cliquez sur les titres ci-dessous pour lire la suite ...

  • Prière à Notre-Dame (Les maisons où cette prière a été exposée devant une image de la Sainte Vierge pendant les guerres de Vendée, ont été préservées)

Sanctification du dimanche en temps de crise et de persécution

 

En ces jours de confinement où l'assistance à la messe est impossible pour beaucoup de fidèles, rappelons qu’il faut distinguer :

  • le commandement de Dieu, qui est général (Tu sanctifieras le jour du Seigneur)

  • et le commandement de l’Église qui vient préciser le commandement de Dieu en imposant l’assistance au saint sacrifice de la messe.

 

En temps normal, l’un et l’autre s’imposent, sous peine de faute grave, à tout baptisé ayant atteint l’âge de raison, mais des circonstances peuvent dispenser du commandement de l’Église (assistance à la messe) sans que cela dispense du commandement de Dieu.

Quand l’assistance à la messe est impossible, il faut sanctifier le dimanche autrement, en donnant du temps à la prière et à l’instruction chrétienne (au moins l’équivalent d’une messe basse dominicale, qui comprend, normalement, un sermon).

On peut, pour cela, lire les textes de la messe et méditer le chapelet ou le rosaire, si possible en famille.

Ceux qui le veulent peuvent aussi :

  • écouter les sermons du couvent en les téléchargeant sur notre site.

  • faire une lecture spirituelle, par exemple en reprenant des articles du Sel de la terre ou des plaquettes des éditions du sel.

 

Ces principes valent pour le dimanche et pour les fêtes d’obligation (qui sont au nombre de dix dans le Code de droit canon de l’Église universelle, mais ont été réduites à quatre pour la France, depuis le Concordat de 1801 : Noël, Ascension, Assomption, Toussaint).

 
 
 

Un Vendéen parle

 

Il n’a pas la langue dans sa poche.

Philippe de Villiers, bien connu pour avoir monté le Puy du Fou, s’exprime sur cette étrange maladie du coronavirus et ses conséquences religieuses où les évêques, chiens muets, tels des serruriers sans Foi, ferment les portes des églises.

 

« Depuis le week-end dernier, les catholiques ne peuvent plus assister à la messe. Qu’avez-vous pensé de la décision de fermer les portes des églises ?

« C’est une rupture allégorique de civilisation et aussi un renversement symbolique de tous les paradigmes de la chrétienté millénaire. Jadis, quand il y avait un grand malheur dans la cité, jusqu’à Paul Reynaud en 1940 qui alla à pied réclamer un miracle à Notre-Dame, on se précipitait dans les églises. Les curés se promenaient avec le Saint Sacrement, aspergeaient les rues et les malades, les appels à la prière étaient partout.

 

Saint Louis, à Royaumont, apportait lui-même à manger au frère Liger, qui était un lépreux décharné et sur le visage duquel voyageaient toutes les répugnances de la nature. C’était peut-être excessif mais c’était beau. C’était enté sur l’idée que la vie est un mystère qui nous est confié en dépôt. La religion était centrale. Elle est périphérique.

 

Aujourd’hui, les communiqués épiscopaux ont revêtu à leur tour la phraséologie du commun : « La Santé est le premier de nos biens communs ». Il y a même des évêques qui viennent d’interdire aux personnes âgées de plus de 70 ans de participer aux enterrements. On enterre à la pelle, plus au goupillon. Et Lourdes ferme ses portes. Il n’y a plus de miracle. On ferme la grotte, on éteint les cierges. On confine Bernadette.

 

Renversement de perspective qui ne sera pas sans conséquence. Foin de la piété populaire et des cierges de supplication.

 

Quand on entend les appels à de nouvelles vocations, je me dis par-devers moi : une Église qui ferme ses églises ne peut susciter qu’une sorte de vocation : la vocation de serrurier. »



Interview de Philippe de Villiers par Valeurs Actuelles

18 mars 2020

« La délivrance ne viendra désormais que du Ciel... »

 

Ainsi parlait le Cardinal Pie qui poursuivait en ces termes, expliquant comment le salut se réaliserait :

"Et le Ciel agira par les mains puissantes de la libératrice des chrétiens."

 

 

Marie est, plus que jamais en nos temps troublés, l’Arche du salut, le Secours des chrétiens, la réponse céleste à la malice de l’homme poussé par le démon, homicide dès le commencement.

 

Pour preuve de cette affirmation, voici de larges extraits de l’entretien qu’eut Sœur Lucie avec le Père Fuentes, le 26 décembre 1957 :

 

"Père, la très Sainte Vierge est bien triste, car personne ne fait cas de son message, ni les bons, ni les mauvais (...)

 

Le démon est en train de livrer une bataille décisive avec la Vierge et comme il sait ce qui offense le plus Dieu et qui en peu de temps fera gagner le plus grand nombre d’âmes, il fait tout pour gagner les âmes consacrées à Dieu, car de cette manière il laisse le champ des âmes désemparées et ainsi il s’en emparera plus facilement (...) N’attendons pas que vienne de Rome un appel à la pénitence de la part du Saint-Père pour le monde entier... Il faut que chacun de nous commence lui-même sa propre réforme spirituelle.

Chacun doit sauver non seulement son âme, mais aussi toutes les âmes que Dieu a placées sur son chemin (...)

 

La très Sainte Vierge ne m’a pas dit que nous sommes dans les derniers temps du monde, mais elle me l’a fait voir pour trois motifs :

  • Le premier parce qu’elle m’a dit que le démon est en train de livrer une bataille décisive avec la Vierge et une bataille décisive est une bataille où l’on saura de quel côté est la victoire, de quel côté la défaite.

Aussi, dès à présent, ou nous sommes à Dieu, ou nous sommes au démon ; il n’y a pas de moyen terme.

  • Le second parce qu’elle a dit que Dieu donnait les deux derniers remèdes : le saint Rosaire et la dévotion au Cœur Immaculé de Marie, et ceux-ci étant les derniers, cela signifie qu’il n’y en aura pas d’autres.

  • Et, troisièmement lorsque Dieu va châtier le monde, il épuise auparavant tous les autres recours. Or, quand il a vu que le monde n’a fait cas d’aucun, (...) il nous offre avec une certaine crainte le dernier moyen de salut, sa très Sainte Mère. Car si nous méprisons et repoussons cet ultime moyen nous n’aurons plus le pardon du ciel, parce que nous aurons commis un péché que l’Évangile appelle le péché contre l’Esprit-Saint, qui consiste à repousser ouvertement, en toute connaissance et volonté, le salut qu’on nous offre.

 

Souvenons-nous que Jésus-Christ est un très bon Fils et qu’il ne permet pas que nous offensions et méprisions sa très Sainte Mère (....) "

 

Sœur Lucie, messagère de Fatima ne pouvait pas être plus claire et plus précise. Nous avons le moyen de nous sauver : le Rosaire et la dévotion au Cœur Immaculé de Marie sont nos célestes remèdes. Tandis que le royaume du démon tend à s’étendre de plus en plus, nous devons, catholiques, nous mettre à genoux ! Prions ! En ces temps de grande calamité, prenons, reprenons notre chapelet. Nous en avons le temps, confinés à la maison, dans l’impossibilité pour la quasi-totalité des fidèles catholiques à se rendre à la sainte Messe.

 

« Il est nécessaire … de ne pas se laisser entraîner par les doctrines des contestataires désorientés […].

La campagne est diabolique. Nous devons lui faire front, sans nous mettre en conflit. Nous devons dire aux âmes que, maintenant plus que jamais, il faut prier pour nous et pour ceux qui sont contre nous ! Nous devons réciter le chapelet tous les jours. C’est la prière que Notre Dame a le plus recommandée, comme pour nous prémunir, en prévision de ces jours de campagne diabolique ! Le démon sait que nous nous sauverons par la prière. Aussi est-ce contre elle qu’il mène sa campagne pour nous perdre. (…)

Il est faux de dire que cela n’est pas liturgique, car les prières du chapelet font toutes partie de la sainte liturgie ; et si elles ne déplaisent pas à Dieu lorsque nous les récitons en célébrant le Saint Sacrifice, de même, elles ne lui déplaisent pas si nous les récitons en sa présence, lorsqu’il est exposé à notre adoration. Au contraire, c’est la prière qui lui est la plus agréable, car c’est par elle que nous le louons le mieux […]. (Sœur Lucie de Fatima, 4 avril 1970, à un de ses neveux, prêtre).

A maintes reprises, l’Immaculée a accordé sa protection à ceux qui La prient avec confiance.

 

Je vous invite à écouter le message qu’un jeune séminariste d’Avrillé vient de réaliser sur le Rosaire  https://youtu.be/Lf6QfSOMQDo.  

Inscrivons-nous sans tarder à cette Croisade du Rosaire : fatimaurgente@gmail.com

La solution est dans les mains de Marie. Il faut nous consacrer personnellement, dans nos petits sanctuaires familiaux, et implorer le Ciel que le pape fasse - enfin - la Consécration de la Russie au Cœur Immaculé de Marie. Alors un temps de paix sera accordé au monde. Sinon les calamités de toutes sortes pulleleront de plus en plus.

Nous avons l’assurance absolue de la victoire : "Elle t’écrasera la tête" (Genèse 3, 15) et plus près de nous, Marie en 1917 nous promet son Règne : "A la fin, mon Cœur Immaculé triomphera".

 

Abbé Dominique Rousseau

En la fête de saint Gabriel Archange, 24 mars 2020

 

LE CHAPELET, LA MESSE

En ces temps de confinement ou personne ne peut plus sortir de chez soi, sauf pour promener son chien et éventuellement faire l’appoint minimal de survie (je parle des courses alimentaires), où toutes les églises sont fermées (quelle honte !, je vais y revenir dans un instant), le Rosaire est à la portée de tous. La prière mariale est facile et berce nos âmes, non pas dans une piété mièvre, mais forte : celle des Mystères divins. Ayant en vue Notre-Dame et son divin Fils, que nous manque-t-il ? La Messe assurément. C’est un grand sacrifice en ce temps de carême c’est bien vrai.

Lisons lentement, en les méditant, ces lignes de Sœur Lucie :

« Pourquoi Notre Dame nous a-t-elle demandé de réciter le chapelet tous les jours et ne nous a-t-elle pas demandé de participer chaque jour à la Sainte Messe ? (...) Au sujet de cette question, je crois que Dieu est Père ; et, en tant que Père, il s’adapte aux nécessités et aux possibilités de ses enfants. Or, si Dieu, par l’intermédiaire de Notre Dame, nous avait demandé de participer chaque jour à la Sainte Messe et d’y communier, il est certain que beaucoup auraient dit, avec raison, que cela ne leur est pas possible : les uns, à cause de la distance à parcourir pour aller à l’église la plus proche où l’on célèbre l’Eucharistie ; les autres, parce que leurs occupations, leur devoir d’état, leur emploi, leur état de santé, etc., ne le leur permettent pas. Au contraire, la prière du chapelet est accessible à tous, pauvres et riches, savants et ignorants, grands et petits.

Toutes les personnes de bonne volonté peuvent et doivent, chaque jour, réciter le chapelet. Et pourquoi ? Pour nous mettre en contact avec Dieu, le remercier de tous ses bienfaits, et lui demander les grâces dont nous avons besoin. C’est cette prière du chapelet qui nous mène à la rencontre familière avec Dieu, comme le fils va trouver son père pour le remercier de tous les bienfaits reçus, pour traiter avec lui de ses affaires particulières, pour recevoir ses conseils, son aide, son appui et sa bénédiction.

Puisque nous sommes tous dans la nécessité de prier, Dieu nous demande comme mesure quotidienne, pourrions-nous dire, une prière qui soit à notre portée : la prière du chapelet, que l’on peut faire aussi bien en commun qu’en particulier, aussi bien à l’église devant le Saint Sacrement qu’à la maison, en famille ou seul, aussi bien en voyageant qu’en nous promenant tranquillement à travers champs. (...) La journée a vingt-quatre heures... Il n’est pas exagéré de réserver un quart d’heure à la vie spirituelle, pour nous entretenir intimement et familièrement avec Dieu ! »

(Texte extrait du livre : « Appels du Message de Fatima », de Sœur Lucie, 1ère édition française, juillet 2003,

2ème partie, chap. 12 : Appel à la prière quotidienne du chapelet, p. 138-139)

La sainte Messe vous manque à tous, chers fidèles ; nous les prêtres, avons l’immense grâce de pouvoir encore la célébrer, dans nos Maisons. Pour ces jours du temps pascal, très peu de fidèles auront la grâce de pouvoir y assister, eu égard au confinement imposé. Nous prierons tout spécialement pour tous les fidèles privés de Messe en ces jours saints.

Le drame est que les églises sont fermées : pour la première fois dans leur Histoire, les grands sanctuaires de Lourdes, de Montmartre sont fermés. Personne ne peut même plus s’y recueillir. C’est un grand scandale. En temps de chrétienté, lors des épidémies, choléra, peste et autres fléaux, les églises étaient ouvertes, les prêtres y recevaient les pénitents qui déversaient leurs péchés, repartant guéris de leurs blessures les plus secrètes, parfois même guéris de leurs infirmités physiques.

Les églises sont à présent fermées. Le Sacré-Cœur ne peut plus exercer à travers ses ministres sa miséricordieuse Charité. Seigneur, délivrez nos pays de la peste du laïcisme !

Vive le Chist-Roi, par le Règne de l’Immaculée !

Abbé Dominique Rousseau

En ce jour de l’Annonciation 2020,

29ème anniversaire du rappel à Dieu de son Excellence Mgr Marcel LEFEBVRE