Ni acheter ni vendre

Apocalypse de st Jean ch. 13, v. 15 – 18

15. Et il lui fut donnée d’insuffler la vie à l’image de la bête, et de faire parler l’image de la bête : et de faire que quiconque n’aura pas adoré l’image de la bête soit mis à mort. — 16. Et elle fera que tous, les petits, et les grands, et les riches, et les pauvres, et les [hommes] libres, et les esclaves, porteront le caractère [de la bête] sur leur main droite ou sur leur front. — 17. Et que personne ne pourra acheter ni vendre, à moins qu’il ne porte le caractère ou le nom de la bête, ou le nombre de son nom. — 18. Voici [maintenant en quoi] consiste la sagesse. Que celui qui a l’intelligence suppute le nombre de la bête. Car ce nombre est [un nombre] d’homme et son nombre est de six cent soixante-six.

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Nous connaissons ce fameux chiffre : 666.

Ici aujourd’hui, nous proposons à nos lecteurs le Commentaire donné par Dom Jean de Monléon, célèbre exégète catholique qui, dans son ouvrage Le sens mystique de l’Apocalypse, fournit, à la lumière des Pères de l’Église, de précieux renseignements sur ce futur complexe et mystérieux, dont nous voyons sous nos yeux se dérouler des points, de plus en plus nets. La Franc-Maçonnerie, le satanisme ne se cachent plus. La Contre-Église veut éradiquer toute marque chrétienne, catholique et même naturelle de nos êtres.

 

Nous nous limiterons ici à donner le commentaire du verset 17 : « Et que personne ne pourra acheter ni vendre, à moins qu’il ne porte le caractère ou le nom de la bête, ou le nombre de son nom. »

 

Nous ajouterons entre parenthèses quelques remarques sur la situation actuelle de la « plan-démie ».

 

Abbé Dominique Rousseau

26 juillet 2021

Dom de Monléon

Les signes opérés par les protagonistes de l’Antéchrist rallieront à sa cause tous les hommes qui vivent sous l’esclavage de la chair. Ceux-ci recevront l’ordre de se faire une image de la Bête, qui porte sur son corps la trace du coup qui l’a tuée, et qui est ressuscitée. Ainsi le fils de perdition, comme l’appelle saint Paul, s’efforcera de contrefaire le Christ en toutes choses : de même que notre Sauveur est représenté sur les images avec les cinq plaies qu’il a voulu garder dans sa chair sacrée pour les rappeler sans cesse à notre amour, de même l’Antéchrist proposera à la vénération des hommes son portrait, où se verront les marques de la blessure dont il prétendra être mort. Chacun sera invité à exposer des tableaux ou des statues le représentant ainsi. Et ces images, la deuxième Bête, — c’est-à-dire la bande des prédicateurs de l’Antéchrist, — aura le pouvoir de les animer, de les faire parler, ainsi que celui d’exterminer quiconque se refuserait à les adorer. Entendez par là que, à l’invitation de ces maîtres en fourberie, le démon lui-même donnera un semblant de vie aux statues de l’Antéchrist, et parlera par leur bouche.

Enfin ces mêmes prophètes de mensonge feront porter à tous, petits et grands, riches et pauvres, hommes libres et esclaves, le caractère de la Bête, — quelque chose comme une croix gammée (ndlr : l’ouvrage a été en 1947), — soit à la main droite, soit au front, pour marquer que tous devront agir comme la Bête, et la confesser sans rougir. Personne ne pourra acheter ou vendre, nul n’aura le droit d’exercer un métier ni d’accomplir un acte civil quelconque s'il ne porte ostensiblement le caractère de la Bête, ou son nom, ou le nombre de son nom.

 

(Ndlr : à titre d’exemple concret et mis à jour pour juillet 2021, nous insérons ici le lien du journal Le Figaro du 23/07/2021 : https://www.lefigaro.fr/conso/les-cartes-bancaires-biometriques-font-leur-apparition-dans-les-portefeuilles-20210723 )

 

Tous les détails qui précèdent peuvent aussi s’entendre dans un sens figuré : les hommes auront à se faire une image de la Bête, c’est-à-dire qu’ils devront modeler leur conduite sur la sienne, comme les chrétiens s’efforcent d’imiter en tout le Christ Jésus. La deuxième Bête aura le pouvoir de faire parler les images de la première : entendez par là que les prédicateurs de l’Antéchrist pourront, avec l’aide du diable, provoquer en eux-mêmes ou chez les sectateurs de la Bête des inspirations et des transports analogues aux charismes qui s’emparaient des fidèles, aux premiers temps de l’Église. Enfin, dans l’obligation imposée à tous les hommes de recevoir le caractère de la Bête, ou son nom, ou le nombre de son nom, il faut voir une parodie du baptême : les partisans de l’Antéchrist devront se soumettre à quelque rite, qui sera censé imprimer sur eux, en traits indélébiles, l’appartenance à leur maître ; comme nous nous recevons au baptême le nom d’enfants de Dieu, et aussi le nombre de ce nom, lorsque nous sommes signés du chiffre sacré  de la Sainte Trinité, des Trois qui n’en font qu’Un, lorsque nous sommes marqués au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit.

 

(Ndlr : le pseudo vaccin n’est-il pas un nouveau « baptême » universel pour enrayer la « pandémie » du Covid ? Par le baptême nous accédons à la Vie éternelle, par la potion chimique nouvelle nous accédons à une autre liberté : celle d’un esclavage sans nom… N’oublions jamais ceci : le diable est le singe de Dieu !)

 

Alors la situation des chrétiens deviendra extrêmement critique. Ils seront traqués, dénoncés, mis hors la loi, et cela sur toute la surface de la terre.

 

(Ndlr : avec le passe sanitaire, nous nous attendons à connaître la situation sociale, religieuse, de citoyens de « seconde zone ».)

 

Dans cette épreuve, néanmoins, qu’ils n’aillent point se croire abandonnés de Dieu et sombrer dans le désespoir. Plus que jamais il sera nécessaire de régler sa conduite, non sur les impressions du moment, mais sur les conseils de la sagesse.

 

(Ndlr : La Vertu théologale d’Espérance est d’une importance considérable et il est impérieux de la conserver au fond de nos âmes pour ne pas perdre le sens chrétien. Dieu peut-il abandonner ceux qui l’aiment ?)

 

Or, en l’occurrence, voici en quoi consistera la vraie sagesse : Que celui qui a l’intelligence, — et ce dernier mot doit se prendre ici dans son sens étymologique, intus legere, lire en dedans, — que celui donc qui sait considérer le fond des choses sans s’arrêter aux apparences, suppute le nombre de la Bête. Et il verra clairement que ce nombre n’est pas un nombre de dieu, ni un nombre d’ange, mais que c’est un nombre d’homme, et que ce nombre est 666. »