Abeille ou papillon

 

Notre-Seigneur s’est plu à instruire les apôtres par le moyen des choses visibles : per visibilia ad invisibilia. Observons à notre tour la nature, si riche en enseignements pour notre vie sur terre, prélude de celle du Ciel.

 

L’abeille et le papillon, au printemps, virevoltent dans les airs et s’arrêtent souvent sur les fleurs. Travail pour l’une, tourisme pour l’autre. Plus sobre dans son apparence que le papillon, madame l’abeille n’est pas si gracieuse que monsieur le papillon qui possède des variétés de coloris, de grosseur que l’abeille ne possède pas. L’abeille serait davantage de la famille des fourmis, le papillon de celle de la cigale.

 

Mgr Williamson, voici un mois, écrivait ceci :

 

« Le réseau Internet regorge ces jours-ci d’observations et d’analyses, toutes plus intéressantes les unes que les autres, sur le coronavirus et sur la turbulence de la finance mondiale. Mais à l’occasion de ce dérèglement double - ou combiné - on oublie de parler de ce qu’il révèle de plus important, et c’est l’état des relations entre l’humanité et son Dieu, autrement dit, l’apostasie mondiale. Il s’agit d’un crime abominable, et l’écroulement dû au Coronavirus est une punition bien légère en comparaison des fléaux qui ne manqueront pas d’arriver si les hommes ne se convertissent pas. Mais dans l’état actuel des choses, la masse de ce peuple que Dieu s’est choisi en lui donnant la foi catholique, préfère suivre Vatican II, parce que celui-ci assouplit l’ancienne discipline, et permet à l’homme de s’adorer lui-même, au lieu d’adorer Dieu. Nous devrions tous implorer à genoux le pardon de Dieu, comme l’a fait Daniel dans l’Ancien Testament (9, 3-19). (…) »

Mgr Williamson – Commentaires Eleison, 18 avril 2020

 

Un mois après cet écrit, les réseaux sociaux ont, sur le sujet du coronavirus, publié quantité d’informations en tous sens. Tous ont été abreuvés, sur leurs boîtes électroniques, téléphones, d’informations variées et contraires, voire contradictoires (en commençant par le gouvernement).

 

L’abeille fait son miel avec les fleurs qu’elle butine. Le papillon vole de fleur en fleur, il fait ce qu’on appelle de nos jours du zapping. Stérile. Il papillonne.

 

Observons la nature : œuvre du Créateur, elle nous conduit à lever les yeux au Ciel.

 

Tâchons d’imiter l’abeille et non le papillon. Pas de tourisme inutile. Travaillons et prions pour l’Éternité.

 

Martin Dalbanne

18 mai 2020